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C’est ton cerveau sur les jeux vidéo

L’industrie du jeu vidéo est en croissance constante depuis que les premières consoles ont gagné en popularité dans les années 1980. On estime aujourd’hui à 1,2 milliard le nombre de joueurs dans le monde et les ventes de jeux vidéo devraient bientôt dépasser les 100 milliards de dollars par an.

Alors que l’âge moyen des joueurs augmente – il était estimé à environ 35 ans en 2016 – le jeu n’est plus un passe-temps pour les adolescents. En outre, il existe de nouvelles façons de jouer à des jeux vidéo et de plus en plus de personnes jouent sur leur smartphone ou leur tablette, souvent de manière intermittente tout au long de la journée, par exemple lors de leurs trajets quotidiens.

Le côté obscur des documents vidéo est bien documenté. La recherche a montré que les jeux vidéo peuvent mener à l’agressivité et à la dépendance. Par exemple, cette étude a révélé que les jeux violents peuvent provoquer de subtils changements dans les actions et les comportements que les utilisateurs considèrent réellement comme «violents».

D’autres études, y compris celle de chercheurs européens, portent sur la fraction de joueurs qui finissent par développer des symptômes de dépendance à la suite d’un jeu excessif. Selon les chercheurs, le trouble du jeu sur Internet peut éventuellement être un trouble pouvant être diagnostiqué inclus dans le Manuel de diagnostic et de statistique (DSM) utilisé par l’American Psychiatric Association (APA).

Mais jouer à des jeux vidéo n’est pas si mauvais. En fait, comme le soulignent de nombreuses études récentes, le jeu présente des avantages cognitifs, motivationnels, émotionnels et sociaux.

La vérité est que le jeu a une vaste gamme d’effets, dont beaucoup ne sont pas parfaitement compris. Nous savons cependant que le jeu provoque des changements fondamentaux dans certaines régions du cerveau, notamment dans les domaines associés aux compétences visuospatiales, à l’attention et aux récompenses.

Une récente étude de 116 études scientifiques sur l’influence des jeux vidéo sur notre cerveau et sur notre comportement suggère que certains de ces changements sont positifs, alors que d’autres sont négatifs. Publiée dans Frontiers of Human Neuroscience, la revue a été réalisée par des chercheurs américains et espagnols qui souhaitaient acquérir une compréhension plus approfondie des «fondements neuronaux» du jeu vidéo.

L’examen montre que les jeux vidéo peuvent modifier à la fois la structure et les performances du cerveau. Par exemple, plusieurs études incluses dans la revue ont examiné les effets du jeu sur l’attention.

Le jeu peut contribuer à améliorer plusieurs types d’attention, notamment l’attention sélective et l’attention soutenue. Les régions du cerveau qui favorisent l’attention se sont avérées plus efficaces chez les joueurs, nécessitant moins d’activation pour soutenir l’attention lors de tâches complexes.

De plus, certaines preuves suggèrent que les régions du cerveau visuospatiales des joueurs sont plus grandes et plus efficaces. Par exemple, une étude a révélé que l’hippocampe droit des joueurs de longue date était élargi. L’hippocampe joue un rôle important dans la navigation spatiale.

La dépendance aux jeux vidéo peut également entraîner des modifications du cerveau. La plupart du temps, ces changements ont lieu dans le centre de récompense du cerveau. Pour la plupart, ils semblent être similaires aux changements neuronaux associés à d’autres troubles de la dépendance.

Les chercheurs sont convaincus que ces changements se produiront, mais il est toujours difficile de traduire les études dans des contextes réels. Souvent, un certain nombre d’autres variables sont impliquées, telles que le type de jeu ou le sexe du joueur.

Tout ce que nous savons, c’est que ces changements sont complexes et variés. Et les jeux vidéo font désormais partie de notre quotidien, pour le meilleur ou pour le pire.

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